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Maman poupée, Bébé citrouille

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12 avril 2015

Allaitement : Mon experience

De tout ce que j'avais comme apréhension a l'allaitement, six mois plus tard il ne m'en reste plus beaucoup.

Je n'ai pas mis Bébé Citrouille au sein en salle d'acouchement. Il dormait profondément, et j'était totalement... comment dire... Je "pédalais dans les nuages au milieu des petits lapins" (H-F. Thiéfaine). Mais une fois arrivée dans la chambre et avoir manger un peu, il s'est mit à pleurer. J'ai ressenti quelque chose de très fort, comme si mon corps reclamait le contact de l'allaitement, mais j'étais incapable de prendre mon fils "seule", et surtout, j'avais peur. Heureusement, ce soir là, j'ai eu la chance d'avoir la plus gentille des sages femme et le plus génial des Doudou pour m'aider.

Certains bébés peuvent mettre plus d'une heure pour reussir a téter, ou juste faire connaissance avec la poitrine de leur maman, et bien le mien a ouvert grand la bouche et a tété avec tellement de force que le colostrum lui débordait de la bouche et par le nez. Un champion de Citrouille. il a lacher tout seul au bout de quinze minutes, mais impossible de le mettre sur l'autre sein. Il avait besoin d'être porté et bercé, mais n'avait tout simplement plus faim pour l'instant. Epuisée comme j'étais, je me suis mise sur le coté et me suis endormie, incapable de bouger. C'est là que je dis que Papa Doudou est le plus génial, il a porté bébé dans ses bras en se promenant dans la chambre d'hopitale jusqu'à cinq heure du matin, ouvrant mon soutient-gorge d'allaitement à chaque fois que Bébé Ctrouille manifesté des signes de faim.
Je pense même que c'est ce que tous les pères devrait faire si la maman ne se sent pas capable de rester eveillée, après deux mois d'insomnies et une peridurale

J'ai eu des crevasses des le premier jour, et j'ai pas mal souffert. Au point de secouer la tête en pleurant avant chaque tétée. Finalement, on m'a donné des petits bout de tulle gras, et c'est allé bien mieu. Ma montée de lait a été... explosive. Je me suis retrouvé avec des seins enormes et dur comme de la pierre, impossible pour la Citrouille de les prendre efficacement tellement ils étaient tendu, c'est là que Papa Doudou est parti en catastrophe à la pharmacie pour me ramener des bout de sein en silicones. Alors ça, c'est magique. Parce que en plus de facilité la tétée pour le bébé, plus de frotement sur les crevasses et donc plus de douleur à en foutre la nausée. Non, franchement, c'est le meilleur outils du monde pour les premieres semaines.

A la sortie de la maternité, j'aprehendais encore un peu, evidement, mais j'étais soutenue par le Doudou, au dela de tout. Alors quand Bébé Citrouille a eu faim, il m'a tout préparé et il m'a aidé a tenir bébé.
Bébé Citrouille, lui, il s'était calé à une tétée de trente minutes sur un seul sein toutes les deux heures, donc j'alternais. Et progressivement, il est passé à quinze minutes, toujours toutes les deux heures, même la nuit, et toujours reglé comme une horloge.
Je ne suis pas en train de dire que ca a été facile, au contraire, je lancais à tout ceux qui m'avaient assuré "Tu verras, c'est chouette l'allaitement !" que non, c'était pas chouette, que c'est juste ce qu'il y a de mieu.
J'ai decouvert les poussées de croissance alors que je venais de me "débarrasser" des bouts de sein en silicone, mes crevasses qui venait de guerir se sont ouverte, et j'ai de nouveau souffert. Les montées de lait me faisait mal, j'ai même faillit avoir une mastite, et je ne supportais pas de voir ma poitrine en sortant de la douche.

Et puis, sans m'en rendre compte, l'allaitement m'est devenu facile, agréable.

Je peux maintenant dire que, d'accord, mes seins ne ressemble en rien a ce qu'ils était avant ma grossesse. J'avais véritablement de très beau seins, hauts, fermes, gros et pourtant je ne portais presque jamais de soutien gorge. Depuis que j'allaite, ils sont mou (quand ils sont vides), ils n'ont plus la même forme et pour l'instant, c'est impensable de passer plus de dix minutes sans soutient-gorge sous peine d'avoir des fuites de laits.
Malgré ça, quand je regarde ma poitrine, je l'aprecies tout autant. Elle est toujours belle, au diable la fermeté, mes seins ont cette forme de demi pomme absolument chamante et charmeuse et quand je met un decolleté, ils bougent et vivent de manière très aguichante. Il aura fallut quatre mois de dépression mammaire pour voir un beau matin une belle paire de pamplemousse dans mon miroir. Malgrès les vergetures.

Par pudeur, je ne voulais pas allaiter en publique, quand j'y était obligée, je me metter un très grand châle qui nous couvrait, mais un jour je l'ai trouvais trop contraignant, et je m'en suis débarrassé. Et je me suis aussi débarrassé de mon complexe. Je suis devenu une veritable pro-allaitement et maintenant je m'affiche sans gène, tant pis si ca derange, ca ne durera pas toute la vie, alors tant pis.
J'ai un REF depuis que Bébé Citrouille a trois mois, c'est à la fois super contraignant est très drole de le voir rire quand le lait arrive en trop grosse quantité et qu'il garde juste la bouche ouverte sur le sein jusqu'à se que ca passe.

J'allaite depuis six mois et huit jours, et maintenant, je fais parti de ceux qui disent "Tu verras, c'est chouette l'allaitement !", je rajoute simplement "Mais ce n'est pas toujours facile !".

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29 mars 2015

Maman désesperée : Les poussées de croissance

               "Oh mon bébé, s'il te plait, qu'est-ce qu'il t'arrive ?"


S'il est normal pour un bébé de pleurer, et que certains sont plus ronchons que d'autre, il y a des périodes ou c'est véritablement terrible.
A huit jours, Bébé Citrouille s'est mit à pleurer... Hurler pour être plus précise, et presque sans s'arrêter. J'ai passé douze heures d'affilé avec ce tout petit bébé dans les bras qui se débattait et s'étouffait à force de sanglot. Et douze heures, c'est très long et très fatigant.

Depuis la maternité il me réclamer le sein toutes les deux heures : une tétée se terminait vers 14h28, une autre commençait à 16h28. Une véritable horloge ce bébé ! Mais ce jour là, en plus de hurler à me fendre le cœur, les tétées duraient jusqu'à une heure et demie, entrecoupées de haut le cœur et de crise de larme. Autant pour lui que pour moi, d'ailleurs. Et évidement, "habituée" à ce qu'il ne réclame que toute les deux heures, et aussi dans le souhait de soulager mes seins extrêmement douloureux, j'essayais comme je le pouvais de le faire patienter... Voila comment je me suis retrouvée à trois heures du matin à emmailloter mon bébé, un peu plus serré que d'habitude. Voila comment il s'est endormit d'épuisement à peine le plaid rabattu. Et évidement, j'étais fière de moi, d'être resté aussi longtemps sans m'énerver. Même que Bébé Citrouille, il a dormit pendant cinq heures d'affilées.

 

Sauf que ce n'était pas fini du tout. A son réveil, il a prit une "courte" tétée de vingt-cinq minutes, et m'a aussi fait un très grand sourire. Le temps de lui changer sa couche, et c'était reparti pour les larmes. Et épuisée de la veille, seule parce que Papa Doudou était parti, j'ai fini par faire ce que chaque mère exténuée fait quand elle est seule. Après trois nouvelles heures de hurlement, je l'ai posé dans son lit, et j'ai pris dix minutes pour sortir de la maison et pleurer, et crié, et dire (toute seule, bien évidement) que je ne voulais plus de ce bébé. Je n'en pensais certes pas un mot, mais si quelqu'un m'avait écouté, il aurait pu penser que c'était la vérité. Mais entendre ses hurlements par la fenêtre, je crois que c'était la pire punition du monde.
A partir de là, je me suis sentie incapable de m'occuper convenablement de lui, je pensais qu'il ne m'aimait pas, et je le berçais en lui disant "Pourquoi tu ne veux pas te calmer que Maman puisse te chanter une chanson ? Maman est là, Maman ne va pas partir, Maman t'aime très, très, très fort...". Rien y faisait et à chaque fin de tétée, ou mes seins étaient de plus en plus endolorit, quand je commençais à m'endormir, il recommençait à pleurer.

Ce soir-là, je suis sorti de la maison pendant une heure et demie, laissant ma Citrouille hurlante à son Papa, parce que je ne pouvais tout simplement plus entendre de bruit. Et j'ai pleuré toute les larmes de mon corps. Quand je suis rentée, Papa Doudou m'a prit dans ses bras en me disant que j'étais une très bonne mère. Bébé Citrouille dormait dans son transat d'un air paisible, et ces deux jours de cris et de souffrance furent totalement effacé. Je le regardais et je le trouvais beau, et je l'aimais. Il s'est réveillé dans le quart d'heure qui a suivit, je l'ai couché prés de moi dans le lit parental, et je me suis endormie pour de bon en lui laissant les tétés en "libre service".

Le troisième jour fut bien moins difficile, sauf le soir ou les pleurs n'en finissait plus, et ou j'ai de nouveau fait plusieurs évasions de dix minutes. Et enfin, au matin, plus rien. Bébé Citrouille se portait à merveille, et étais redevenu un bébé relativement calme et serein.

 

Et pendant quelques jours, tout s'est très bien passé. Je dis quelques jours, parce qu'à son quinzième jour de vie, tout a recommencé. Et quand je disais précédemment "n'oublies pas qu'on oublie vite", ça peut aussi s'appliquer à ça.

C'est pendant ces trois jours là que j'ai apprit, via des recherches sur internet et les sujets sur différents forums, l'existence des "poussées de croissance" aussi appelé "poussées de développement". Pourquoi personne ne m'avait prévenu avant ? Ca aurait été tellement plus simple et rapide... Et voila, je me retrouvais alors à pleurer et à m'excuser au près de mon bébé...


Alors, les poussées de croissance, c'est quoi ?

Et bien ce sont des périodes où bébé est très grognon pour certain, et à la limite du supportable pour d'autre. Il réclame le sein en permanence, pleur de faim, de fatigue, de colère et même peut-être de douleur. Et souvent on pourrait croire qu'il se sente seul, même dans les bras.
Elles durent entre trois et dix jours (et je remercie l'univers, pour le mien c'était trois jours à chaque fois).
Et elles arrivent chez la majorité des bébés à une semaine, trois semaines, six semaines, trois mois et six mois.

Certains sites de "spécialistes" affirment qu'on ne parle plus de poussée de croissance parce qu'en vrai cela ne correspond pas à une période ou bébé grandit et bla bla bla bla...
Mon bébé de six mois pèse 9,600kg et porte du douze mois. Après chaque poussé de croissance il à fallut changer de taille de couche ou/et de vêtements. Ca n'a peut-être pas de lien, mais je n'arrêterais pas de parler de poussée de croissance, noméoh !

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Qu'en est-il pour Bébé Citrouille ?
Et bien Maman Poupée à fini par comprendre que tout ce qu'il fallait a son petit, c'était du tété en permanence.
Bon, par contre, lui c'est  un peu un cas à part, certes il n'a fait que des poussées de trois jours, mais il en a fait tous les quinze jours jusqu'à trois mois, et ensuite plus rien. Il vient de finir celle des six mois, elle a été difficiles, il avait vraiment l'air d'avoir mal aux jambes, et moi qui suis presque anti-médicaments, je lui ai donné du doliprane tous les soirs même si sa température n'a pas dépassé 37,8°.
J'espère que c'était la dernière, mais je m'attends, dans le doute, à en avoir une nouvelle vers neuf mois.


Mais courage, ce n'est finalement pas si terrible, et n'oubliez pas : tous les bébés passent par là. Vous avez un prétexte pour resté allongé toute la journée avec votre bébé et en plus pour dormir avec lui la nuit (et si papa n'est pas content, tant pis !).

25 mars 2015

Allaitement : Oui ou non ?

Je ne sais pas vous, mais moi, quand j'étais adolescente, je me suis dit que si un jour j'avais le malheur de faire un bébé, hors de question qu'il touche à mes seins dont j’étais si fière.
Comme quoi, j'ai bien changé, puisque j'ai voulu et eu un bébé et que je l'allaite depuis six mois et que je ne suis pas prête d'arrêter.

 

Pendant ma grossesse, j'ai prévenu mon entourage que je souhaitais être une Tire-Allaitante, parce que je me voyais mal me lever toutes les nuits toute seule, ne pas pouvoir boire ou fumer après neuf mois de privation et que je n'avais pas envie d'être coincée chez moi pendant un an. Je pensais que l'allaitement au sein c'était compliqué, contraignant, et que si le lait artificielle pouvait se révéler aussi bon que le lait maternel, je n'aurais pas allaité du tout.

Et puis un jour, pendant le septième mois, je me suis dit que quand même, ca devait être sympa, en vrai. La sage-femme qui venait faire les "cours de préparation à l'accouchement" m'a montré des positions d'allaitements et comprenant que j'avais une réelle angoisse, elle me répétait que j'avais le choix, qu'à tout moment je pouvais utiliser le tire-lait quand même. Alors je me suis dit que j'essayerai.

 

Pourquoi avoir peur d'allaiter ?

Ca peut paraître idiot pour la plupart des femmes qui ont allaité, pourtant cet instinct a  été presque supprimé au fil des générations. D'abord, les icones de beauté nous ont montré qu'il fallait absolument avoir des seins hauts et très fermes, et les montées de lait à répétition nuisent gravement à cette idéologie de la poitrine. Il est vite entré dans la conscience des femmes qu'elles deviendraient laides si elles allaités.

Il y a eu l'invention du lait artificiel, d'abord pour pallier à l'incapacité des mères à nourrir leurs bébés, qu'elles confiaient donc à des nourrices. Puis, au "désir" des mères de reprendre au plus vite le travail. Arrivant sur un marché porteur, il a suffit à certains commerciaux de payer des médecins pour qu'on dise que "le lait maternisé est meilleur pour la santé que le lait maternel". La machine ainsi lancée, difficile de revenir en arrière.

Ensuite viennent des facteurs plus psychologique et personnel, ou venant de l'entourage : La mère victime d'attouchement dans son adolescence,  ou pleine de complexes et de pudeur. Le père souhaitant gardé pour lui l'exclusivité de la poitrine de sa femme (allez, messieurs, vous savez bien que j'ai raison, au moins un petit peu). Les amis qui ne veulent pas devoir supporter un bébé à chaque fois qu'ils se voient... Ce peut être vraiment n'importe quoi.

L'angoisse de l'allaitement est très courant, et malheureusement les futures mères faisant part de cette angoisse aux multipares ayant allaité chacun de leurs enfants sont plutôt montrées du doigt par ces dernières, alors qu'elles n'ont besoin que de compréhension. Elles savent bien, au fond d'elle qu'il faudrait allaiter, mais elles ne peuvent tout simplement pas, et cette angoisse peut se transformer en un véritable mal-être.

A-t-on véritablement le choix finalement ?
Nous sommes donc conditionnées par notre entourage et notre accompagnement (sage-femme, médecin, ...), et parfois, souvent même, cela ne va pas dans notre sens.

 

Mamie Pomme m'a raconter une histoire il y a quelques jours. Elle avait croisé deux jeunes femmes dans la rue dont l'une était enceinte et a surpris leur conversation qui ressemblait a peu près à ça :

                  "Tu sais, tu devrais investir dans un coussin d'allaitement des maintenant, tu en auras vite besoin.
                  - Non, mais tu ne crois pas que je vais me casser le dos à allaiter ?"

J'ai trouvé cette phrase choquante. Certes, pour certaines raisons personnelles on peut refuser d'allaiter et je le conçois quand il s'agit d'une angoisse enfouie au plus profond de soi, mais j'ai du mal à comprendre qu'une future mère ayant souhaité avoir un enfant refuse catégoriquement d'allaiter.
Peut-être est-elle tombée enceinte sans le vouloir, dans ce cas, il y avait le choix de ne pas l'avoir. Mais en y réfléchissant, je me trouve plus intolérante d'avoir pensé cela. Cette future Maman manque peut-être d'information, ou peut-être est elle plus angoissé que je l'ai été, peut-être est-elle mal accompagné ou que le futur Papa est jaloux d'avance.
Néanmoins, je reste persuadé que quelle qu'en soit la raison, si elle n'allaite pas, elle le regrettera, et qu'elle bridera une fois de plus son instinct, mais cela ne fera pas forcement d'elle une mauvaise mère.




Mais au delà de la compassion, au delà de la compréhension, et de toutes les "bonnes raisons", il y a les faits :
On ne fait pas de Bébé Poupon. Si on construit un enfant, on accepte les contraintes, point. On ne joue pas à donner des biberons. Comment quelque chose de si naturel que de faire un bébé peut-il ne pas s'accompagner d'un allaitement ?
Quand l'enfant mangera solide, on lui donnera ses cinq fruits et légumes par jour, on limitera sa consommation de sucrerie et il aura lui donnera suffisamment d'eau à boire, non ? Alors pourquoi ne pas lui donner le seul aliment qui lui soit adapté au moins pendant ses six premiers mois ? Dans un raisonnement logique, on ne fait pas un bébé si on se sent incapable de lui donner le meilleur : allaitement, présence et éducation. On ne peut pas être une véritable bonne mère si on n’allaite pas, sauf en cas d'incapacité à produire du lait.

(Attention, je connais des mères formidables qui n'ont pas allaité par choix, je parle ici de bonne mère dans le sens naturel du terme : si une lionne, ou une lapine n'a pas la fibre maternelle (et sont donc de mauvaise mère), leurs petits meurent sauf si la chance décide de s'en mêler, comme une autre lionne capable de s'occuper d'un lionceau abandonné, un humain nourrissant les lapereaux au biberon.)

Il faut impérativement que toutes les femmes qui veulent avoir un enfant bénéficient d'un véritable accompagnement à l'allaitement (ou au tire-allaitement si avoir un bébé accroché au sein leur semble insurmontable). Des sages-femmes conseillère en allaitement, des femmes ayant vaincue leur angoisse et des pédiatres pro-allaitement devrait impérativement intervenir aux "cours de préparation à la naissance". Les sages-femmes de l'hôpital (celles qui vous reçoivent une fois par mois pour vous engueuler parce que vous avez pris cinq cent grammes) devrait prendre le temps de déceler l'angoisse, et les femmes ayant envie d'allaité mais ne s'en sentant pas capable devrait pouvoir en parler librement auprès de leurs familles ou sur les forums.
Le tire-lait ne doit plus être décrit comme un objet de torture contraignant, mais comme un très bon outil. Je pense même qu'on devrait engager des animatrices de vente privé pour en parler, les femmes y verraient ainsi un objet utile et (presque) ludique. (Elles arrivent à vendre des trucs bien pires.)

Etant totalement pro-allaitement, je pense que le lait artificiel ne devrait plus être vendu en grande surface, mais simplement en pharmacie sous ordonnance aux femmes ayant l'incapacité d'allaiter. Attention pas une ordonnance qu'il faudrait aller renouveler tous les deux jours, mais une "permanente". Il suffirait de se rendre à sa pharmacie pour refaire son stock, et ce lait devenant un besoin vital serait pris en charge par la sécurité sociale, tout comme la location d'un tire-lait.

Il serait possible de faire le point sur l'allaitement à chaque consultation pédiatrique, mais aussi en prenant un rendez-vous avec une sage-femme ou un médecin, et donc obtenir si besoin, une ordonnance permanente pour un lait différent.

 

 

Malgré cet article, je pense aussi qu'il faut faire comme on le sent, et ne pas allaité ne fera pas de vous une mauvaise mère au sens culturel du terme. Peut-être serez-vous une aussi bonne mère, voir meilleure, que certaines mères allaitantes, mais dans ce cas, vous seriez encore meilleure en allaitant vous aussi.

18 mars 2015

Guide de la future Maman : Le dernier mois

Rien n'est plus frustrant que l'attente.
Surtout quand on fait tellement de rétention d'eau qu'on se réveille à deux heures du matin en hurlant de douleur avec cette impression que ses jambes vont exploser. Pire, après avoir peiné pour arriver aux toilette, incapable de se relever tellement on a mal, on se demande si on ne ferait pas mieux de s'endormir la.

Non, vraiment, la patience, là, il n'y en a plus.

Alors, comment accélérer les choses ? Est-ce qu'une méthode fonctionne ?


La manière douce : Les tisanes.

J'ai lu tout un tas de truc comme quoi la sauge, la cannelle, les clous de girofle et les feuilles de framboisier donnaient des contractions. Bon, ça tombe bien, c'est le jour des courses. J'ai aussi la chance de vivre entourée de potagers presque exclusivement composés de framboisiers, alors Doudou et moi, on est allé faire un cambriolage de leurs feuilles.
Ma "tisane d'accouchement", j'y ai tout mis. Et c'était vachement bon. J'en ai bu trois litre par jours pendant deux semaines, mais non. Aucune contraction supplémentaire, aucun travail à l'horizon. Si cette méthode peut marcher, ce n'était pas sur moi.

Une grosse pincée de feuille de sauge
Une grosse pincée de feuille de framboisier
Un bâton de cannelle
Dix clous de girofle
Un litre d'eau

Si elle n'a pas été efficace pour déclencher mon accouchement, elle était absolument délicieuse, ne nécessitait pas de sucre, et d'une très belle couleur rosée (grâce à la cannelle est aux feuilles de framboisier). Vous pouvez la tester, à partir du neuvième mois.
Et si vous avez beaucoup de contractions douloureuses qui n'entrainent pas de travail, vous pouvez aussi utiliser les feuilles de framboisier pour atténuer la douleur.

 

La manière forte : L'exercice.

Je vous préviens, si vous n'avez pas bougé de votre canapé depuis quatre mois, vous allez souffrir. Aller, on descend les escaliers a quatre pates, on les remontes en courant, on les redescend en sautant et on les remonte sur la pointe des pieds charger de l'aspirateur, du produit a vitre et des chiffons. Vous avez oubliez la serpillière ?

Tout est bon pour bouger un maximum. Sauf que si, comme pour moi, ca ne marche pas, les courbatures, elles ne partiront pas comme ça, et les quatre heures de contractions qui vont suivre ne seront même pas assez fortes pour appeler le futur papa à la rescousse. Mais suffisamment quand même pour se remettre sur le canapé avec un plaid et une tisane si la force y est.
Au moins, votre maison sera propre, rangée, prête à faire quelques photos du ventre de maman.

 

Le reste...

Rouler sur une route cahoteuse ou boire un unique verre de vin, pourquoi pas, si votre médecin ou sage-femme vous l'autorise. Les câlins d'amour peuvent aussi marcher, encore faut-il en avoir envie...
Il y a mille et une façon d'essayer de provoquer le travail, mais finalement, peut-être que le mieux est de s'armer d'un peu de courage pour les quelques jours qui restent.

Pensez que bébé vous écoute, aussi. Vous pouvez lui expliquer que tout est prêt pour l'accueillir, faire un peu de méditation et d'hypnose pour vous détendre en visualisant chacune de ses affaires présentes dans la maison et dans votre valise de maternité.
Pour ma part, j'avais demandé plusieurs fois à la Citrouille de ne pas trop dépasser 3,200kg, et peut-être que c'est pour ça qu'il est arrivé avec cinq jours de retard à 3,280kg.

 



Finalement, les trucs pour accélérer les choses, ça ne marche pas pour tout le monde, alors faites seulement confiance à bébé.

9 mars 2015

Guide de la future Maman : La valise.

Qu'est-ce que j'ai était une mauvaise élève...
En revenant de mon premier rendez-vous à la maternité, la secrétaire m’avait donné une fiche pratique pour savoir ce que je devais emporter le jour J.
Ne vous y fiez pas. Ou presque pas.

La valise de maternité relève de l'inné chez certaines femmes, mais est une pure angoisse pour les autres, dont je fais partie. Entre les choses inutiles et celles que j'aurais aimé avoir... Par exemple, j'avais pris deux paquets de culottes jetables qui se sont avérées beaucoup trop petites et seulement trois paires de coussinets d'allaitement, pas de coquilles, pas de bouts de sein... Heureusement, Papa Doudou été très efficace quand il s'agissait de partir à la pharmacie en urgence à 18h55.

 

Les affaires de Maman :

Les essentiels

- Des serviettes hygiéniques, type fuite urinaire ++++++++++++. L'idée c'est que ce soit certes absorbant, mais surtout bien moelleux et confortable. (Quitte à prendre des couches de vieux, on est plus à ça près au niveau du glamour)
- Des boxers de votre mari. Dans cette même idée de confort.
- Deux soutient-gorges d'allaitement. Essayez plusieurs tailles, il faut flotter dedans quand on les choisit, mais qu'ils soient malgré tout confortables. Attention, c'est un investissement, alors, oui au soutien-gorge de grand-mère, mais pensez qu'un jour vous aurez envie de remettre un joli décolleté.
- Six paires de coussinets d'allaitement. Les coquilles c'est loin d'être confortable et parfois, le confort c'est tout ce qui compte.
- Une paire de coquilles d'allaitement. Les sages-femmes conseillent d'utiliser celles qui ont des petit trous, pour éviter la macération du sein, perso, j'ai préféré celles complètements fermées. Techniquement, dans une boite de DODIE, y à les deux, vous aurez le temps de faire le choix, mais pour le temps qu'on les utilise...
- Une paire de bouts de sein en silicones. Parce que les crevasses c'est très douloureux, surtout au troisième jour. Je conseillerais de les utiliser à partir du troisième jour seulement et pas plus de trois semaines. Demandez à votre sage femme de vous montrer comment arrêter de les utiliser, et remettez les en cas de crevasse.
- 90 tubes de VEA Olio. Bon... 90 c'est peut-être beaucoup, mais ça sauve la vie. Disons un gros tube.
- Un plaid tout doux
- Deux serviettes de toilette
- Un pyjama

Vous resterez environ trois à quatre jours à la maternité, et les visites commenceront des votre premier après-midi. Oui, même si vous n'avez pas envie. C'est comme ça.

- Un pantalon
- Une robe si envie
- Cinq t-shirts Deux gilets
- Une paire de pantoufle
- Quatre paires de chaussettes

Et bien sûr, n'oubliez pas d'être coquettes, préparez au dernier moment ou chaque soir.

- Votre gel douche qui sent le plus bon de tous les gels douche
- Votre nécessaire d'hygiène bucco-dentaire
- Nécessaire de coiffure
- Votre maquillage. Même si vous n'aurez probablement la force que de vous mettre un peu de rouge à lèvre avant qu'on vienne vous voir, ca fait plaisir d'avoir ses produits de beauté préférés.

 

 

Les affaires de bébé :

Il va vous en falloir beaucoup. Et oui, il va sans dire que votre petit bout à tout ses organes à faire fonctionner, donc les pipis vont arroser les murs, les popos vont surement fuir.

- Des couches. Pleins.
- Six bodies et six pyjamas minimum. D'ailleurs, sauf si on vous a prédit un bébé microscopique, ne prenez que peu de taille naissance. Vous pouvez par exemple en prendre trois ou quatre en taille naissance, et le reste en un mois. Bébé grandit très vite. Vous pouvez aussi prendre un body en taille préma, au cas où, mais ce n'est pas nécessaire.
- Deux ou trois gilets
- Un ou deux bonnets- Une paire de chausson ou chaussette, que de toute façons vous allez oubliez d'utiliser.
- Sa trousse de toilette perso. Le plaisir de faire ce que vous avez attendu tellement longtemps : coiffer votre bébé (s'il a des cheveux), le laver avec le gel lavant que vous avez choisi (Weleda ou BébéBiafine, ce sont les mieux).
- Des langes. Prenez en plein. Presque tout ce que vous avez acheté.
- Sa couverture

 



Il se peut que vous soyez stressée, paralysée à l'idée de devenir mère, peur de l'accouchement, du séjour en maternité, de l'allaitement et tant de chose. Je suis passée par là, et finalement, ce n’était pas si compliqué que ça. Et ça passe vite.

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11 décembre 2014

Lettre à moi-même : N'oublies pas qu'on oublie vite...

Doll... Ma très chère Doll.

Tu es devenue une maman merveilleuse, en tout cas, d'après ton entourage, ton armée de sage-femme et Doudou. Bébé Citrouille est adorable, et je sais, puisque je suis toi, que tu songes à avoir un autre bébé, un jour, quand le premier sera grand.
Tu oublis, un peu, par quoi tu es passé, alors laisse moi te le rappeler, et surtout ne le prends pas mal.

Je vais te dire la vérité, être enceinte, ça craint. Oui oui, tu pense que ce n'est que neuf mois. Oui, tu pense que ça vaut le coup. Sauf que tu es abominable quand tu es enceinte. Et ceux, des le premier jour de grossesse. Tu sais, le jour où tu étais tellement malade que tu n'as pas pu aller voir tes copines, et que tu as été vraiment méchante avec Doudou.
Bon, d'accord, malgré tout, tu étais heureuse, mais ce n'était que le début. Enfaite, tu étais tellement stressé que la Citrouille ne s'accroche pas que tu as arrêté de faire du sport, comme ça. Tu faisais une crise à chaque dos d'âne et tu n'arrivais même plus à contrôler tes accès de colère contre les passants qui te bousculaient. Et oui, tu étais comme ça.

 

Puis sont venu les rendez-vous à l'hôpital, et tu n'as même pas osé pleurer quand pour la première fois tu as entendu le cœur de ton bébé, quand tu as vu ses mains et ses pieds, parfaitement formés, tant l'échographe était froide. Tu vivais un des plus beaux jours de ta vie, et tu n'as pas eu droit à cette émotion... Tant pis, c'est la vie.
Et voilà qu'ont commencé les rendez-vous tous les mois avec la sage-femme... Si au moins on t’avait prévenu du touché vaginal à chaque rendez-vous, des analyse d'urine à faire avant chaque rendez-vous... La pesée... Je ne te laisserais pas oublié la pesée, parce qu'avant d'écrire ces lignes, je l’avais oublié. La pesée... Ce moment ou ta journée, que dis-je, ta quinzaine sera totalement bouleversée. Et oui, parce que tu es "fléxitarienne" à tendance "crudivore", et sans rien mangé de plus qu'avant malgré ton appétit d'ogresse, tu as pris cinq kilos en un mois... Et voila ta sage-femme qui te juge, qui te conseille de voir une nutritionniste et qui, du coup, te donne l'impression de t'être empiffrée. Voila comment tu as fini par aller a tes rendez-vous la boule au ventre, le cœur dans la gorge, et les yeux rouges... Et alors qu'en quatre mois, tu n'avais pas touché a une seule cigarette, tu commençais à en avoir envie...

Tu as tenu le coup, certes, mais entre ton nouveau poids et ta déprime, tu as fini par "détester" la Citrouille... Et tu t'es senti tellement mal, puisque rien n'était de sa faute, ni de la tienne, mais bien celle de cette sage-femme peu prévenante, finalement.

Je ne m'attarderais pas sur la rétention d'eau et tes réveils en hurlants de douleur à cause d'elle. Je ne m'attarderais pas sur ton dernier mois où tu as décidé que tant pis, tu avais trop faim pour te privé et où tu as mangé des pates, des mcdos, pizzas, frites, crêpes... et parfois tout cela dans la même journée. De toute façon tu avais décidé de fermer les yeux et de te bouché les oreilles, la balance, tu voulais bien monter dessus, mais stop ! Sauf que les vergetures, inexistantes jusque-là, elles, elles se voyaient bien !


Et bien évidemment, Bébé citrouille qui ne voulait pas venir, et toi qui ne voulait pas être déclenchée... tant pis, on ne t'a pas demandé pas ton avis, ce n’était pas grave que tu passes la pire nuit de ta vie. Parce que, quand on ne sait pas à quel moment quelque chose arrivera, on a plus de chance de ne pas y penser constamment... Tu avais peur. Tu étais terrorisée, et j'en pleurs encore.
Le pire c'est que tu as tout essayé pour que la Citrouille arrive plus vite... Tout... Mais ça n'a pas marché.

 

Alors, ce déclenchement ?
Tu pensais rester toute la journée allongée à attendre qu'il se passe un truc. L'élève sage femme te dit qu'enfaite après la pose du tampon d'hormone "vous pourrez aller vous promener et revenir à l'hôpital toute les deux heures jusqu'au soir." Eh bien, la Citrouille à décidait que non. Tu avais raison.
Et en plus, tu avais vraiment mal. Tu étais bien plus que terrifiée... Et Doudou n'arrivait pas à te dire quoi que ce soit pour te calmer...
Tu pensais que la question au sujet de tes règles douloureuses à l'adolescence était inutile ? Tu avais raison, là aussi.
Ca, je sais que tu t'en rappel, ces jours ou tu hurlais de douleur et qu'après deux boite de doliprane, tu finissais par t'endormir d'épuisement dans un bain chaud. Ce jour là, tu avais tout autant mal alors que le monitoring n'affichait que peu de contraction. Sauf que tu n'as pas osé crier, juste pleurer et gigoter dans tous les sens, gémir un peu. Et une sage-femme de te dire "Mais il va falloir prendre sur vous un peu, sinon vous n'allez pas y arriver tout a l'heure...". Oh non, elle n'était vraiment pas méchante, mais encore peu attentive, finalement...
Mais finalement, l'envie de pousser est venu, tu as accepté une péridurale, et à 20h51, un petit bébé est né, et il fit de toi une Maman poupée.

 

Maman poupée, n'oublies pas qu'on oublie vite.
Tu avais prévu une grossesse zen, un suivi en maternité privée, un travail naturel, de dilater dans la baignoire avant un accouchement sans médicament, main dans la main avec Doudou.
A la place de ça, ce fut une épreuve très difficile, riche en larmes et en souffrances à peine dévoilées.
Mais il faut bien dire... Le résultat en valait bien la peine... Je crois.

7 décembre 2014

Envie d'un bébé, le début de la galère.

Salut à vous les primipares, les nullipares, les ovipares !

Me voilà Maman depuis deux merveilleux mois et deux semaines.
Enfin...  Merveilleux... Si quelqu'un me dit que c'est que du bonheur, parfois, j'ai juste envie de lui foutre mon poing dans la figure, faut pas pousser. Disons 80% de bonheur, 10% de complication, et il reste 10% à répartir entre l'angoisse, la frustration, le ras le bol et autres émotions tellement négatives dont on ne vous parlera certainement jamais si vous n'allez pas sur les blogs et forums. Croyez moi, on vient vous dire que ce n'est que du bonheur uniquement les jours où non, ce n'en est pas, et ça en est loin, aussi, il faudra savoir faire preuve d'hypocrisie si vous ne voulez pas avoir droit à la question fort indiscrète : "Mais... Vous l'avez voulu, non ?"

Commençons du commencement et avançons doucement, il a fallut neuf mois pour faire un enfant. Et même plus.

Aussi, je vous souhaite la bienvenue et une bonne lecture.

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Maman poupée, Bébé citrouille
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